(anagramme de Jehan Tabourot)


Théoricien français né à DIJON en 1520 décédé à LANGRES en 1595.

Prêtre chanoine de LANGRES il est l'auteur d'un très important ouvrage:
 
"Orchésographie et traité en forme de dialogue par lequel toutes personnes peuvent apprendre et pratiquer l'honneste exercice des dances(1588)"

C'est le plus ancien traité concernant la danse et contenant la notation des musiques et des mouvements des diverses danses pratiquées à l'époque, les basses danses particulièrement.
On y trouve des indications précises sur le jeu des instruments et l'accompagnement polyphonique, ainsi que des illustrations représentant les différentes phases d'exécution des danses.
"Thoinot Arbeau appartenait à une famille bien connue en Bourgogne d'écrivains et d'architectes. Né à Dijon le 17 mars 1520, il était le cinquième enfant d'un grenetier à sel, devenu auditeur ordinaire à la chambre des comptes de la région, qui avait des talents d'architecte. Son oncle Jean Pignard était compositeur et avait été maître de musique de la cathédrale de Langres.

 

Comme il était doyen de Saint-Mammès de Langres, il a pu attirer dans sa ville son jeune neveu, une fois achevée ses études à Dijon, puis à Poitiers. Jehan de Tabourot devint chanoine de la cathédrale en 1547, puis chanoine trésorier de Bar-sur-Aube en 1565, official et chantre du diocèse depuis 1567. Cette dernière charge faisait de lui une sorte d'inspecteur des écoles de tout le diocèse.Il travailla en 1565 comme député par la chambre diocésaine de Langres à la révision de la Coutume de Sens. On fit aussi appel à lui pour restaurer la cathédrale, en partie détruite par la foudre en 1562. Ces différentes fonctions, jointes à des prébendes dont on l'aurait gratifié, laissent à supposer qu'il a bénéficié de hautes protections, en premier lieu celle du cardinal de Givry, évêque de Langres et l'un des plus grands mécènes de la région.

En 1582 Tabourot publiait un "kalendrier des bergers", puis en 1588 un "compot et manuel kalendrier " beaucoup plus important. Il s'agissait déjà d'une instruction en forme de dialogue entre un maître, portant le nom anagrammatique de Thoinot Arbeau, et un élève. En dehors de quelques vers, parus dans des recueils d'autres auteurs, Tabourot a essentiellement laissé "l'orchésographie "qui a fait sa renommée. Il mourut le 23 juillet 1595 et fut enterré à Saint Mammès.".

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