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Thibaud IV de Champagne (dit le chansonnier) |
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Comte de Champagne (Thibaud IV) roi de Navarre(Thibaud Ier) 1201-1253
Comte de Champagne à sa
naissance, il doit à la fermeté de la
régente, sa mère, de garder son
comté, que convoitent sa tante Philippine et le
mari de celle ci Erard de Brienne.Devenu majeur, il est
particulièrement actif dans les conflits qui
animent les grands féodaux contre la
royauté capétienne.En 1226 il se brouille
avec Louis VIII pendant une campagne qu'il
désapprouve, puis abandonne l'armée royale
devant Avignon en arguant que son service de quarantaine
est achevé. Certains l'accuseront d'avoir
empoisonné le roi, mort peu après.Les
barons se trouvent d'accord pour lui refuser quelques
semaines plus tard l'accès de Reims et sa place au
sacre de saint Louis.La place sera tenue par sa
mère. En 1227 il est l'un des chefs de
l'insurrection féodale contre Blanche de Castille,
puis se rallie à celle ci devant la menace d'une
invasion de la Champagne et doit à l'armée
royale d'échapper à ses anciens
alliés. A la mort de son oncle maternel
Sanche IV le Fort (7 avril 1234), Thibaud lui succède
comme roi de Navarre. Après une nouvelle
rébellion contre saint Louis (1235) il conduit une
Croisade qui ne sert à rien (1239). Il se contente ensuite de gouverner
ses états et de tenir une cour brillante en
mécène éclairé qui, comme
naguère sa grand mère Marie de Champagne,
accueille de nombreux trouvères. Il fait un pèlerinage
à Rome (1248).


![]() Thibaud de Champagne laisse lui même une oeuvre poétique de haute qualité: une soixantaine de poèmes, surtout des chansons d'amour dans la tradition courtoise et aristocratique, écrites sur un ton libre et léger, souvent ironique, toujours un peu précieux |
Il cultive la diversité, passe de la joie à la piété, de la convention à l'émotion. Son talent est très vite reconnu, au point d'alimenter les calomnies: on l'accuse d'une passion coupable pour la régente Blanche de Castille, avec qui on le trouve un peu vite réconcilié. On copie de nombreux recueils de ses poésies, et Dante le cite comme un grand poète. Dictionnaire de la france médiévalepar Jean Favier de l'institut |
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