anse dont l'origine-italienne ou française-remonte au XVIème siècle; avec l'allemande *la sarabande *et la gigue;* elle prend la deuxième place dans la suite instrumentale classique.

Elle est d'abord à deux temps rapides, au XVIème siècle en France, et c'est ainsi qu'elle est décrite par Thoinot Arbeau, avant d'adopter un tempo plus modéré au siècle suivant, pour devenir une danse de cour extrêmement populaire, cette fois à trois temps et d'une allure plus aristocratique. La forme en est généralement binaire avec une reprise de chaque section.


En Italie la corrente choisit un rythme ternaire, un tempo rapide et une écriture plus simple et régulière que dans la courante française, plus gracieuse et contrapuntique.*

On trouve de nombreux exemples des courantes, d'abord chez les luthistes, puis dans les suites des maîtres français du clavecin. 

 

 COURANTE DE THOINOT ARBEAU

Simple - Simple - Double en faisant des petits sauts

"Pour faire un simple à gauche, vous êtes en décente contenance, sautez sur le pied droit en lançant le pied gauche pour votre premier pas puis sautez sur le pied droit et tombez en pieds joints pour le second pas. Vous en ferez autant pour accomplir le simple à droite.

Pour le double à gauche, sautez sur le pied droit en lançant le pied gauche pour le premier pas du dit double à gauche puis sautez sur le pied gauche en faisant le second pas du pied droit puis sauterez sur le pied droit en 

faisant le troisième pas du pied gauche, puis sauterez sur le pied droit en faisant le quatrième pas à pieds joints.

Dans mon jeune âge, la courante se dansait sous forme de jeu et ballet.

Car trois jeunes hommes choisissez trois jeunes filles et s'étant mis en rang, le premier danseur avec sa damoiselle, la menait à l'autre bout de la salle et retournait seul avec ses compagnons.

Le deuxième en faisait de même, puis, le troisième tellement que les filles demeuraient séparées à l'un des bouts de la salle et les trois jeunes hommes à l'autre.

Quand le troisième était de retour, le premier allait en se gambadant et faisant plusieurs mines et contenance d'amoureux en s'époustant et guindant ses chausses, tirant sa chemise bien à propos.

Il allait requérir sa damoiselle laquelle lui faisait refus de la main ou lui tournait le dos, ce que voyant le jeune homme s'en retournait à sa place faisant contenance d'être désespéré. Les deux autres en faisaient autant.

Puis ils allaient tous trois ensemble requérir leurs dites damoiselles, chacun la sienne en mettant le genou à terre et demandant merci les mains jointes.

Les dites damoiselles se rendaient entre leurs bras et dansaient pesle-mesle.

Les jeunes hommes qui ne savent pas les pas, dansent à leur fantaisie moyennant qu'ils retombent en cadence. En dansant, ils tournent le corps lachant la main de la damoiselle et après le tour, tout en dansant reprennent la dite damoiselle par la main et continuent.

Quand les compagnons de celui qui danse voient qu'il est lassé, ils viennent lui ôter et dérober la damoiselle en l'emmenant danser, ou bien, lui en mettent en main une autre quand ils voient que la première est lassée.".

 

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